Jeudi 27 novembre 2025
Dans le cadre de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets, le Syndicat des immenses à organisé la balade « Halte au gaspillage Humain », sur le thème Zéro déchet Humain, qui était un des 4 thèmes de la première Université d’été des immenses, en octobre 2021, thème repris depuis 2025 avec notre action Un enchésoyé·e n’est pas un encombrant !
Bravant la pluie et le froid nous avons parcouru les rues de Bruxelles depuis la gare du Nord jusqu’à la grande tour Botanique où se trouve le cabinet d’Alain Maron, notre ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale chargé de la Transition climatique, de l’Environnement, de l’Énergie, de la Propreté publique, de la Démocratie participative, de la Santé et de l’Action sociale.
Pour rappel c’est dans ce dernier secteur (santé et action sociale), que se trouve le sous-secteur du sans-chez-soirisme, avec tous les non-sens que cela implique étant donné le sans-chez-soirisme est d’abord, voire uniquement, un problème de logement (voir notre manif au finish #5).
C’est monsieur Guillaume Defossé, son assistant à la Cellule Social – Santé, qui nous a ouvert la porte et reçu durant près d’une heure.
Nous lui avons présenté notre article paru dans le numéro de Crash Test de novembre 2025 et les pancartes que nous avons créées à partir des slogans 4, 189, 230 et 275 du Syndicat des immenses. Nous avons discuté des liens existants entre le traitement réservé aux immenses et celui réservé aux objets, aux biens matériels, qui, à partir d’un certain point, sont considérés comme des déchets.
En effet, comme on peut le lire dans les 42 recommandations du Syndicat des immenses, si les vies des immenses sont traitées avec irrespect, les poussant à vivre dans des conditions toujours plus dangereuses pour leurs santés mentales et physiques, il s’agit bien d’un gaspillage humain. Au même titre que le gaspillage des ressources planétaires ; traitées avec irrespect par la production de déchets toujours plus rapide et avec toujours moins de considération pour les matières premières, pour le travail qui se cache derrière la production des objets ou aliments. C’est un gâchis, une destruction, de possibles, de potentialités, de puissances, de liens, de joies et d’échanges.
Alors, dans ces deux secteurs, sortons du sparadisme. Arrêtons de cacher les symptômes et attelons-nous à traiter les causes !
La règle des trois R s’applique aussi dans la lutte pour la fin du sans-chez-soirisme :
– Réduction (suppression, de préférence) de la production de sans-chez-sois grâce à un accès garantit au logement,
– Recyclage des sans-chez-soi via la méthode Housing First,
– Réutilisation, revalorisation des potentiels de chacun.e.s.
.
