Après l’identification des 4 piliers du sans-chez-soirisme persistant, le Syndicat des immenses a identifié les 4 piliers du manque persistant de logements dignes, décents et abordables :
- NIMBY* + NIMPRE**
- la hausse tendancielle du taux des loyers
- l‘absence d’une branche Logement dans la Sécurité sociale
- l’irrégulation des loyers
Extrait du Thésaurus de l’immensité du Syndicat des immenses, La Lettre volée, 2024 :
*NIMBY : (acronyme de No Immense May Bother You, « aucun·e immense n’est en droit de te contrarier »). Reprise, pour les sujets liés aux immenses, de l’expression « Not In My Back Yard » (« pas dans mon jardin »), qui désigne l’opposition. d’une communauté à un projet ou à une infrastructure. 1. Tout le monde soutient les hébergements d’urgence, mais personne ne veut les voir près de chez soi, c’est du pur NIMBY. 2. En déclinant autrement l’acronyme NIMBY, on pointe le fait que le phénomène sociologique n’est pas réservé à des projets matériels mais frappe aussi des humains. Les immenses, on peut juste pas les voir.
**NIMPRE [prononcé nim-prè] : (acronyme de No Investment that May Put at Risk my next Election, « aucun investissement qui puisse miner ma réélection »). Réticence, voire refus de lancer des projets, tout nécessaires soient-ils sociétalement, par peur de perdre des électeurs. 1. NIMPRE est aux politiques ce que NIMBY est aux citoyens. Ce sont les deux faces de la même lamentable réalité. 2. L’« effet NIMPRE », c’est une autre manière de pointer le défaut de courage politique. La fin possible, salutaire et rentable du sans-chez-soirisme butte sur l’effet NIMPRE.
